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Contexte

Francis-Le Blé, un stade aimé des Brestois… Mais centenaire et obsolète 

UN NOUVEAU STADE, UNE NÉCESSITÉ

Pensionnaire de la Ligue 1, le SB29 évolue actuellement au stade Francis-Le Blé, propriété de la ville de Brest. Inauguré en 1922, il a connu depuis des agrandissements et des modernisations notamment en 1982, puis en 2010. 1er stade du Finistère (4ème de Bretagne) avec 15 000 places, celui-ci ne correspond plus aujourd’hui – et cela à plus d’un titre – aux besoins du club, des supporters, des partenaires, du territoire. 

Le Stade Brestois 29 est l’un des “emblèmes“ de la ville de Brest et participe au rayonnement du territoire. Au-delà des résultats sportifs, de la notoriété des joueurs, l’image d’un club est intimement liée à l’image de son stade. Aujourd’hui, le stade Francis Le Blé n’est plus à la hauteur d’un club de l’élite.

Un stade en sursis

Depuis 2010, le stade Francis-Le Blé, âgé de 100 ans, est en sursis. Structurellement obsolète, il ne répond plus aux normes imposées par la Fédération Française de Football et par la Ligue de Football Professionnel. Il se voit délivrer de nombreuses dérogations au cahier des charges de ces dernières : 

Parking supporters adverses

Non sécurisé.

Aire de régie TV et captation

Surface insuffisante ; mauvaise orientation par rapport au soleil pour les matchs en journée.

Aire de jeu

Distances de sécurité des lignes de but non conformes, impossibilité de respecter les 7 mètres demandés. 

Zone sportive

Zone sportive : surface et capacité insuffisantes pour les vestiaires joueurs « domicile » et « visiteurs » ; surface insuffisante pour les vestiaires « arbitres » et zone anti-dopage ; surface du parking « officiels » insuffisante ; ratio toilettes hommes et urinoirs trop faible.

Par ailleurs, il est impossible d’obtenir la Licence Club UEFA, contraignant le club, pour les matchs européens, à jouer dans la ville de Guingamp, située à plus de 100km de Brest. 

Cette situation fragilise le positionnement du SB29 et interroge quant à la pérennité de l’exploitation de l’enceinte Francis-Le Blé. 

… avec de nombreuses contraintes

La situation en cœur de ville, dans le quartier de Saint-Marc, engendre de nombreuses contraintes : 

Un manque de places de stationnement

pour les supporters, les partenaires, les médias, les prestataires, qui oblige à mobiliser les établissements scolaires Charles de Foucauld et Estran, engendrant à chaque match des contraintes organisationnelles lourdes : parkings éclatés et repartis entres les différentes cours (maternelle, élémentaire, collège…), difficultés logistiques pour les médias, difficultés d’accès aux camions et véhicules de service. Une problématique encore accentuée lorsque les matchs sont joués en semaine. 

Des nuisances sonores

pour les riverains.

Des troubles de la circulation

mobilisant de manière importante les forces de l’ordre et les services logistiques de la Métropole. 

Des contraintes foncières

empêchant tout projet de mise à niveau aux standards d’une enceinte de Ligue 1, Ligue 2 et de niveau européen. 

Des mauvaises conditions d’accueil pour les personnes à mobilité réduite

manque de places accessibles dans le stade, pas d’accès en tribune Foucauld… 

Des équipements sportifs exigus et restreints

(vestiaires, locaux sportifs…) à l’extension impossible, tant pour l’équipe « résidente » que l’équipe « visiteurs ».

Des nuisances visuelles

Sur le plan urbain, l’emplacement du stade sur un foncier étriqué du centre-ville engendre des vis- à-vis directs pour les riverains qui font face à des murs de clôtures aux hauteurs élevées et surplombées par des façades arrière de tribune sans aucune qualité urbaine et architecturale.

Des conditions de travail difficiles pour les prestataires

À titre d’exemple, en l’absence de monte-charge, le prestataire boissons est obligé de monter ses fûts à la main en tribune Foucauld. 

Des projets de rénovation coûteux

La situation foncière étriquée du stade Francis-Le Blé, en centre-ville, complique tout projet de rénovation visant à respecter les standards de Ligue 1, de Ligue 2 et de niveau européen. 

À la demande de la ville de Brest, propriétaire du stade, deux scénarios de rénovation ont fait l’objet d’une étude de faisabilité par une agence indépendante : 

  • Un scénario de restructuration complète à 60M€

    Impliquant la démolition et la reconstruction complète de 3 tribunes (Arkéa, Quimper, et Top Atlantique) et la rénovation partielle de la tribune Foucauld.

  • Un scénario de restructuration partielle à 50M€

    Impliquant la reconstruction de la tribune Quimper, la rénovation partielle de la tribune Foucauld, mais le maintien des 2 autres tribunes tubulaires.

Ces deux scénarios sont insatisfaisants.

Coûteux

60 M€ (pour la restructuration complète) et 50 M€ (pour la restructuration partielle), un coût supporté à 100 % par la ville de Brest et donc par le contribuable. 

Une jauge réduite

Dans les 2 scénarios, la jauge serait réduite de 1 500 places par rapport à l’existant. 

Un stade non conforme

En cas de restructuration partielle (scénario 2), le stade resterait non-conforme aux normes de l’UEFA – maintien d’une partie des tribunes tubulaires – et ne pourrait donc pas accueillir de matchs européens. 

Des contraintes persistantes

– Aucune solution apportée au manque de places de stationnement ; il resterait nécessaire de mobiliser les cours d’écoles et les espaces publics environnants. 

– Maintien de la nécessité de neutraliser la rue de Quimper les soirs de match. 

De nouveaux désagréments

– L’insertion urbaine des façades des nouvelles tribunes Arkéa et Quimper (scénario 1) créerait d’importants vis-à-vis pour les immeubles voisins. 

– Les travaux sur 4 ans (dans l’hypothèse d’une tribune par an) perturberaient durablement les déplacements et la circulation. 

– Le club serait privé des bénéfices de la totalité de son enceinte pendant 4 ans environ. 

– De tels projets de rénovation ne génèreraient en outre aucune activité ni emplois supplémentaires une fois les travaux achevés. 

C’est pourquoi la ville, propriétaire du stade Francis-Le Blé, a renoncé définitivement à l’hypothèse d’une rénovation.